France 7 féminines : Anne-Cécile Ciofani

Publié le 16/04/18

Il aura fallu une blessure à la cuisse pour freiner son irrésistible ascension puisqu'Anne-Cécile Ciofani ne s’est pas envolée pour Sydney mais à force de travail, elle va retrouver le circuit mondial au Japon.

La Louve de Bobigny, 24 ans, avait pourtant touché du doigt ce Graal lors du voyage inaugural à Dubaï. Six ans plus tôt, elle n’avait jamais effleuré un ballon de rugby. « Jene savais pas faire une passe, je neconnaissais pas vraiment les règles », sourit-elle.

Rapidement, elle a vu une opportunité d’exaucer son rêve. « J’aitoujours visé l’excellence. Avec mesqualités de vitesse, je savais que jepouvais y arriver. La possibilité d’atteindrele très haut niveau m’a autantpoussée que la pratique. » À la fac, tout se bouscule pour l’étudiante en Staps : le rugby est obligatoire.

Son entraîneur, Marc-Henri Kruger, la pousse à s’investir, lui fait découvrir le 7. Anne-Cécile connaît bien le chiffre. Depuis dix ans, elle pratique l’heptathlon (4e aux championnats de France, encore titulaire d’une fiche sur le site de l’IAAF).

Pas si étonnant quand on connaît le pedigree de la jeune fille. « Mes deuxparents ont participé aux Jeux (sonpère au lancer du marteau à Los Angeles,sa mère au poids et au disqueà Séoul). Deux de mes cinq sœurssont à l’Insep, Audrey est championned’Europe junior au marteau,Juliette a terminé au pied du podiumdes Mondiaux jeunes dans la mêmediscipline », égrène-t-elle. Elle-même a déjà projeté l’objet à 43,89 m.

Également très rapide, elle sait qu’elle peut réussir dans le rugby. L’entêtement de son entraîneur finit par payer. Elle a alors 18 ans. « Sans école de rugby, l’apprentissagea vraiment été accéléré. Ça a été longet parfois douloureux. J’ai mis troisans à me sentir à l’aise », avoue-telle. Six mois après ses débuts pourtant, elle est convoquée au Centre Élite de Marcoussis. « Dès lors, jeme suis longtemps reposée surmes lauriers, je n’ai pasfait les efforts suffisants », regrette-t-elle. Ignorée pendant deux ans par les sélectionneurs, Anne-Cécile se rebelle.

« Ça m’a motivée. Je me suis entraînée plus dur pour être rappelée. » Suffisant pour convaincre France 7 de la tester à Malemort et Kazan. Malgré des pépins physiques qui la privent à chaque fois de la dernière journée de compétition, elle se voit proposer dans la foulée un contrat fédéral. « Ce n’est pas simple, il n’ya que douze places pour 23 joueusespar tournoi, mais ça se passe superbien. On a un super niveau. Il y ades supers nanas, un groupe énorme, s’emballe-t-elle. C’est vraiment ce queje veux aujourd’hui. » Alors qu’il y a six ans, elle n’avait jamais tenu de ballon ovale entre ses mains.

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