France Féminines : Au centre de la transmission

Publié le 30/01/19

Les Bleues s’apprêtent à entamer le Tournoi de 6 Nations en position de tenantes du titre. Seulement si le groupe a été rajeuni, les objectifs ne changent pas : gagner le Tournoi et viser la coupe du Monde dans deux ans. L’idée de transmission est alors au centre du projet.

Sur le terrain d’honneur Pierre Camou du Centre National de Rugby de Marcoussis l’équipe de France féminine répète ses gammes avant son match à Montpellier face au Pays de Galles pour l’ouverture au Tournoi des 6 Nations. Jusqu’ici rien d’étonnant, seulement cet entrainement diffère quelque peu puisque la neige est venue s’inviter aux exercices. Les conditions climatiques n’empêchent pas Olivier Lièvremont et Samuel Cherouk de donner de la voix. Le tout sous le regard avisé d’Annick Hayraud.

Une volonté de tester le caractère

Un entrainement sous la neige permet de tester le caractère de son groupe. Et cela va de pair avec l’ADN de l’équipe. Ce groupe se dit « humbles et affamées » et à voir les images des exercices sous ces conditions il n’y a plus aucun doute, elles le sont. Safi N’Diaye, joueuse expérimentée de l’équipe atteste du poids de cette identité. « C’est important de se transmettre cette ADN, car il faut l’avoir avant les matches. Cela commence aux entraînements ». Et à entendre Marie Saluzzo, nouvelle dans le groupe, le message est reçu cinq sur cinq. « Ne vouloir rien lâcher sur le terrain, que ce soit pour l’équipe ou pour soi. C’est se donner à 100%, ne jamais être au sol et vouloir manger l’adversaire. Cela me parle puisque c’est aussi notre identité à Bobigny ».

Une joueuse comme Safi N’Diaye, plus proche de la fin que du début de sa carrière. Elle en a conscience et sait pertinemment l’importance de transmettre son expérience aux plus jeunes. C’est pourquoi les Bleues ont travaillé en atelier pour se faire passer des messages entre elles comme le rappelle Safi. « Nous avons travaillé en se répartissant en groupes pour voir ce que signifie l’état d’esprit Bleue. Ensuite, les filles avec plus d’expériences, dont je fais partie, échangent avec les nouvelles pour apporter aux jeunes et vice versa. L’idée également est que le staff nous dise quel état d’esprit il souhaite qu’une joueuse ait lorsqu’elle intègre le groupe ».

Au-delà de ces exercices, le groupe échange énormément « de façon informelle en dehors de nos sessions de terrain, mais ces infos sont importantes lorsque l’on joue un match » souligne Safi N’Diaye. Léa Murie salue la présence des joueuses expérimentées auprès des plus jeunes. « Les anciennes sont là pour nous pousser, cette homogénéité dans le groupe est plus que bénéfique ».


Une transmission pour un objectif commun

France Féminines repart cette saison avec les certitudes d’une année 2018 plus que réussie. L’an passé, les Bleues ont remporté le Tournoi des 6 Nations en réalisant le Grand Chelem. Ensuite, elles ont battu pour la première fois les Black Ferns après un final haletant à Grenoble. Puis Jessy Trémoulière, membre de l’équipe, s’est vu décerner le titre de meilleure joueuse du monde, une première pour une Française.

2019 s’apparente alors comme l’année de la confirmation pour ces filles. Safi N’Diaye sait que les Bleues seront attendues « vu que nous sommes les tenantes du titre. Mais aller trois fois à l’extérieur va tester le caractère de cette équipe. L’objectif à terme reste d’être championne du monde et ces matches à l’étranger représentent de bons tests ». Ces rencontres en terrain hostile permettent alors de travailler mentalement et psychologiquement. Un besoin sachant que dans deux ans un voyage en Nouvelle-Zélande se profile. Et l’importance des anciennes pour préparer ces échéances est salué par Léa Murie. « La capacité des plus expérimentées à nous expliquer comment cela va se passer en matches et aux entrainements est un atout pour nous ». Marie Saluzzo abonde dans ce sens. « Nous sentons tout de suite que les anciennes sont présentes à nos côtés pour nous aider ».

La Fédération aide à remplir l’objectif d’être championne du monde au pays des longs nuages blancs selon Safi N’Diaye. « Les filles arrivent prêtes en équipe de France. Nous ne sommes plus dans la formation mais bien dans la haute performance et la haute intensité. Nous sommes des sportives de haut niveau prêtes à gagner des matches ». Finalement pour se rendre compte de la volonté des plus jeunes à emboiter le pas des anciennes, il faut simplement écouter les mots de Marie Saluzzo. « Intégrer un groupe déjà formé à cette période, c’est comme un petit cadeau de noël en plus (sourire) ».

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