Equipes de France : Les grandes espérances

Publié le 01/02/19

Malgré un Tournoi des 6 Nations avec trois déplacements périlleux, les trois sélections nationales engagées s’avancent dans l’épreuve avec de belles ambitions. Joueurs et managers confient tous leur excitation à la perspective de se lancer dans l’aventure.

Deux titres à défendre, une longue ligne droite jusqu’à la Coupe du monde, les objectifs sont élevés pour les trois équipes nationales lors de ce Tournoi des 6 Nations. C’est donc presque une centaine d’internationaux qui mettent le CNR en ébullition depuis le 21 janvier, ouverture d’une parenthèse de huit semaines que tous espèrent heureuse. « C’estune nouvelle aventure qui commence. On ala chance d’avoir deux semaines pour bienpréparer cette première grande échéance de2019 », pose Guilhem Guirado. « Avec l’anciensystème, on aurait eu trois jours de préparation C’est vraiment une bonne chose. Ily a quelques nouveaux, des retours deblessure également. Si on ne va pasréinventer notre rugby, on doit trouverdes certitudes par le travail. »

Le XV de France se présente sur la ligne de départ encore un peu groggy suite à la désillusion face aux Fidji fin novembre. Guilhem Guirado, comme tous ses partenaires présents ce soir-là, est encore marqué par cette défaite. « Il ne faut plus jamais montrerça en Bleu ! On est passés au travers cejour-là. Et quand on ne s’y met pas collectivement,notre marge de manœuvre estmince. Aujourd’hui, on galère, on est dansla difficulté. Il nous faut plus de régularité,de constance, de confiance, de discipline.J’espère qu’on a retenu la leçon. »

Un tremplin vers le Mondial japonais

Engagé pour la neuvième fois dans un Six Nations qui ne figure toujours pas à son palmarès, Guilhem Guirado sait parfaitement ce qui l’attend jusqu’à la mi-mars : « Cinq matches d’une intensitéexceptionnelle. LesGallois vont nousmettre une énorme pression au pied. Puisil faudra sûrement beaucoup défendre àTwickenham. » Le deuxième déplacement à Dublin face aux tenants du titre sera tout aussi périlleux. « Le niveau est de plusen plus relevé et ce n’est pas un hasardsi l’Irlande et l’Angleterre ont remportéles cinq dernières éditions », rappelle le capitaine des Bleus. « L’Irlande est intouchable,l’Angleterre est favorite, le pays de Galles est toujours présent. La France ? Elle reste imprévisible », analyse Jacques Brunel qui sait que ce n’est sans doute pasla meilleure année pour viser un titre qui échappe aux Bleus depuis 2010.

Ce Tournoi doit surtout servir de tremplin vers le Mondial japonais, objectif majeur de la saison. Quatre mois plus tôt, les U20 tenteront de conserver leur titre planétaire en Argentine. Le XV Féminines voudra, lui,confirmer une saison passée exceptionnelle,avec un Grand Chelem et un succès face aux Black Ferns à la clé. À tous les étages, de grandes ambitions animent joueurs et staffs de ces équipes de France qui, dès le premier week-end de février,partent à l’assaut de l’Europe avant devoir plus loin et plus grand.


Intégrer de nouvelles joueuses pour avoir deux équipes compétitives

Si les Bleues n’ont que d’excellents souvenirs de 2018, elles n’ont aucune envie de s’endormir sur leurs lauriers dorés. « Onva être encore plus attendues, c’estsûr. Et comme rien n’est acquis,on doit continuer sur notrelancée pour que l’engouementpour le rugby féminin sepoursuive », relève Pauline Bourdon.

La demie de mêlée bayonnaise sera l’une des cadres de la sélection où plusieurs joueuses manquent à l’appel (Jessy Trémoulière, Caroline Drouin, Cyrielle Banet ou Carla Niesen), accaparées par la quête d’une qualification olympique à 7. Mécaniquement, de nouveaux noms apparaissent sur la liste du comité de sélection, principalement dans les lignes arrière. « Il est très positif d’intégrer des nouvellesjoueuses. L’idée est d’avoir deuxéquipes de France compétitives, mêmesi ça ne va pas se faire du jour au lendemain.On ne va pas hésiter à donnerleur chance aux jeunes. Si on veut resterperformantes, on doit être capablesde sortir de notre zone de confort », assure Annick Hayraud.

L’Angleterre, une finale avant l’heure

Bien consciente du changement de statut de ses protégées depuis le Grand Chelem et le triomphe à Grenoble face aux Néo-Zélandaises, la manager des Bleues déchire l’étiquette de favorite du Tournoi. « On ne peut pas dire çaparce qu’on a battu une fois les BlackFerns. On va s’appuyer dessus, mais onpart sur un nouveau challenge, avec ungroupe revisité et trois déplacements.Il faut rester humbles. » Et affamées !

Comme toujours. Après des débuts à Montpellier face aux Galloises, les Françaises affronteront les Anglaises à Doncaster. « Nos plus sérieuses rivales.On se souvient toutes de les avoir battueà la dernière seconde l’hiver dernier.Il faudra peut-être mettre un peu plusde tous les ingrédients sur ce match », assure Pauline Bourdon. Si ce Crunch au féminin sera sans doute une finale avant l’heure, comme presque chaque année, les Bleues regardent bien au delà. Annick Hayraud : « On a desobjectifs à plus long terme, mais il estimpossible de galvauder le Tournoi. Onva vraiment se battre pour essayer deconserver ce titre. »

Un renouvellement naturel au sein des U20

En mars dernier, les filles ont partagé le bonheur du sacre avec leurs collègues de U20, eux aussi triomphants à Colwyn Bay, au pays de Galles. Même s’il s’appuie sur une grosse ossature de champions du monde, le manager tricolore Sébastien Piqueronies insiste sur le renouvellement naturel de son groupe. « On est dans la continuité des équipesjeunes sur les formes d’entraînement, leprojet de jeu, le profil des joueurs. Çafait gagner du temps. »

À Valence, où le groupe a passé le jour de l’An, lui et son staff ont posé les bases, fixé les objectifs. « Pendant dix jours, je n’aijamais parlé de titre à défendre, justedu contenu. On est fidèles au mode defonctionnement qui a bien marché l’annéedernière. » Champions d’Europe et du monde, tout s’est effectivement bien passé pour Matthis Lebel et ses coéquipiers. Le trois-quarts toulousain, qui repart pour un tour, prédit pourtant un hiver rugueux : « Les Anglais ont unetrès grosse génération 99. Je les ai jouésplusieurs fois en sélections jeunes, je neles ai jamais battus. On a des titres àdéfendre, mais il ne faut se mettre unepression supplémentaire. »

Un titre de champions du monde à défendre en juin en Argentine

En quelques jours sur la Costa Blanca, Matthis Lebel a déjà retrouvé quelques-unes des vertus qui ont porté l’équipe en 2018. « Un groupe convivial,rigolard, mais très sérieux et concentréaux entraînements. Le message est bienpassé », jure le Toulousain, seul champion du monde présent à Valence. Un titre à défendre en juin, en Argentine. Et Sébastien Piqueronies a, bien sûr, déjà évoqué le sujet. « Les garçons sont très excités par ce qu’ils ont vécu l’annéedernière et sont plus que jamais déterminésà faire aussi bien. Ça a éveillétout le monde. » Le coach des U20 attend avec « énormément d’impatience etde détermination » le début de ce nouveau Tournoi. Comme les deux autres équipes tricolores.

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