France 2023 : Une Coupe du monde à la maison, c’est quoi ?

Publié le 02/01/18

Quatrièmes de leur Coupe du monde, les Bleus de 2007 gardent tous un merveilleux souvenir de l’atmosphère qui a régné pendant sept semaines sur le pays.

Quand on leur demande d’isoler un souvenir du Mondial 2007 en France, ce n’est pas la formidable victoire en quart face aux All Blacks qui leur vient d’abord à l’esprit. Tous, à l’unisson d’Imanol Harinordoquy, gardent une autre image, plus marquante encore. « Lorsqu’on sort pour jouer le match d’ouverture contre l’Argentine. Après deux mois de huis clos, on prend en pleine figure l’enthousiasme populaire. Il y a les supporters, les drapeaux français partout. Pendant la Marseillaise, je vois les visages de mes camarades tout blancs ! On prend réellement conscience des espoirs de tout un pays qui pousse derrière nous », avoue l’ancien troisième ligne.

Un poids lourd à porter pour le XV de France, dominé d’entrée par les Pumas. « La Coupe du monde de foot en France en 1998 devait nous montrer le chemin. On attendait de nous la victoire. Il y a alors une énorme pression médiatique et populaire, ce qui est à la fois contraignant et très motivant. Ce n’est pas simple à aborder. Les Anglais en 2015 l’ont également vécu à leurs dépens », note Yannick Jauzion.

Les Tricolores passent neuf semaines dans le camp retranché de Marcoussis. Yannick Jauzion s’en souvient encore : « c’était bien gardé, mais on voyait des gens essayer de passer par-dessus les grilles, d’autres passer par le petit bois derrière la résidence ». Un peu trop coupés de la réalité et de leurs supporters, les Bleus regrettent de prendre trop tard la portée de l’événement. « Le soir de ce match d’ouverture, on n’était pas content de notre jeu, alors on a fait une petite fête, la première de l’aventure. Derrière, ça nous a plutôt souri », raconte Imanol Harinordoquy, qui pense à l’exploit face aux All Blacks à… Cardiff ! « Personne ne croit en nous, on se resserre autour de ça. Pas sûr qu’on le gagne en France », glisse le Basque, heureux de voir la pression changer d’épaules au Millennium. La pression, elle leur retombe dessus au retour à Paris. Julien Bonaire le regrette encore : « contre les Anglais, en demie, on ne fait pas le match qu’on doit faire. Jouer une finale de Coupe du monde en France aurait quand même été fabuleux... »

Comme de nombreux joueurs, Julien Bonnaire est ravi de voir l’épreuve revenir en France, seize ans après. « C’est une très bonne chose pour tout le pays, au-delà même du rugby ». Surtout si les Bleus y brillent. Quels conseils donner à la génération 2023 ? « Il pourrait y avoir un échange, un retour d’expérience, propose Yannick Jauzion. Il faut rester concentré sur l’objectif sportif. Tout ce qu’il y a autour de l’événement n’est pas fait pour les joueurs, mais pour les supporters. Ils doivent s’en rendre compte ». Imanol Harinordoquy envisage, lui, une autre approche : « les joueurs doivent être acteurs de cette Coupe du monde, la vivre intensément, aller au contact de leur public, ressentir cet engouement et en faire une force ».

« Qu’ils s’éclatent, tout simplement ! Quand on prend du plaisir sur une aventure, il y a souvent quelque chose au bout », estime Julien Bonnaire. Parole d’ambassadeur pour finir, celle de Frédéric Michalak : « Une Coupe du monde sur son sol, c’est ce qu’il y a de plus beau, un moment grandiose. Ce ne doit pas être un poids pour les joueurs, mais une opportunité de réaliser leur rêve. Ils ont six ans pour s’y préparer. »

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JAUZION Yannick

1978Année de naissance

Stade ToulousainDernier club

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